N34 500, 600 et 750 cm3 à réservoir 1931 moteur M.G.C

Type

N34

N° de châssis 

1

Moteur

M.G.C

Boîte trois rapports

B-M

CV

5&6

Poids

> 200 kg

Vitesse

? km/h

Prix 1938

N-C

 

 

Le projet quatre cylindres longitudinaux de type inversé doit aboutir à la machine d’exception, Marcel Guiguet aura mis toutes ses compétences, et son professionnalisme à réaliser ce qui sera le chant du cygne de la M.G.C, une expérience folle, comme on pouvait en mettre en œuvre à cette époque. Le type N34 aurait dû être décliné en trois cylindrées, 500, 600 et 750 cm3 . Un moteur culbuté à arbre à cames surélevé, une transmission par arbre à couple conique. Le cache culbuteurs fait office de carter d’huile. La boîte de vitesses est à trois rapports.

 

Croquis de Marcel Guiguet, une solution équipée d’un réservoir poutre différent du modèle 31  - Archives ©  DB

 

Le type N34 aurait du être décliné en trois cylindrées, 500, 600 et 750 cm - Archives ©  DB

Schéma de la motorisation présenté avec deux carburateurs. Le prototype lui n'en dispose que d'un. Le brevet N°799523 concernant l'application du moteur à explosion polycylindre du type "inversé" est déposé le 18 décembre 1935 à 16h 15 à Grenoble, et délivré le 4 avril 1936. Le prototype N34 voit le jour en 1938.

Marcel Guiguet travaille environ trois années sur le projet de la quatre cylindres.

Voir le brevet d'application du moteur à explosion polycylindre.

Corbelin les 1 et 2 Mai 2004.

Un ensemble très homogène pour ce projet qui hélas n’est suivi d’aucun contrat commercial. Marcel Guiguet payera un lourd tribut de cet échec, et stoppera définitivement l’activité de la M.G.C.

 

  Hélas, Marcel Guiguet payera un lourd tribut de cet échec - Archives ©  FMD

 

Il s’agit d’un cadre double berceau tubulaire - Archives ©  FMD

La partie cycle est spécifique, et n’a plus aucun rapport avec les haubans en acier fraisés des modèles traditionnels. Il s’agit d’un cadre double berceau tubulaire et platines spécifiques qui permettent au colossal moteur quatre cylindres de venir se loger.

 

 

Le côté droit laisse place aux tubes de tiges de culbuterie, à l'allumeur, au remplissage d'huile moteur, au sélecteur de vitesse. Les haubans verticaux en acier sont conservés et permettent non seulement la solidité de l'ensemble de la partie cycle, mais perpétuent la philosophie de l'ensemble du concept M.G.C.

On distingue la béquille centrale qui se déplace de façon verticale. De la même façon qu'un système de levage de voiture, elle monte et descend à l'aide d'une manivelle. Le poids de la machine nécessite l'usage  d'une telle technologie !

 La béquille centrale qui se déplace de façon verticale - Archives ©  FMD

 

De nombreux éléments présents côté gauche du moteur - Archives ©  FMD

Les nombreux éléments présents côté gauche du moteur, justifient  l'abondance des ailettes de refroidissement. On y trouve également l’admission, carburateur, échappements, puits de bougies, pédale de freinage arrière, batterie, dynamo, robinet d’essence...

 

 

Dès que nous aurons la possibilité de détailler la N34, cette machine fera l’objet d’une étude spécifique. Incomparable travail effectué par Marcel Guiguet pour la réalisation de ce prototype de 750 cm3 qui sort des ateliers Guiguet en 1938.

 

Incomparable travail effectué par Marcel Guiguet - Archives ©  FMD

 

Les tubes et entretoises du châssis guident et centrent le positionnement de la motorisation - Archives ©  FMD

Les quatre platines noires, permettent de suspendre le moteur au réservoir. Les tubes et entretoises du châssis guident et centrent le positionnement de la motorisation.

Côté droit, on distingue : tiges de culbuteurs, tête d’allumeur, remplissage d’huile, levier de vitesse, kick de démarrage et fixation de side-car.

La transmission acatène est un atout commercial supplémentaire qui hélas ne retient pas l’attention de potentiels investisseurs.

 

 

En résumé : une (1) N34 connue N°1.